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Hon. Janvier Mballa Effa, député jeune de la Mefou et Akono « Un jeune parlementaire est un relais entre l’administration et les autre jeunes ».

Par La Rédaction
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A l’occasion de la 57e édition de la fête nationale de la jeunesse au Cameroun, nous nous sommes tournés vers les jeunes parlementaires pour prendre la température des solutions auprès de ces représentants jeunes au regard de la montée en puissance des déviances en milieu jeune. Entre prise de stupéfiant, incivisme et le culte de l’immoralité, le cahier d’actualité des jeunes ces dernières années au Cameroun laisse à désirer.  Plus de la moitié des adolescents s’emballent dans les déviances. En tant que député jeune, ressortissant de la Mefou et Akono, l’honorable Janvier Mballa Effa a accepté de nous livrer en quelques mots la place d’un jeune parlementaire en ce qui et du réarmement moral, civique et entrepreneurial des jeunes aujourd’hui.

Monsieur Effa, c’est quoi le parlement jeunesse ?

Le parlement jeunesse est une institution mise en place par les pouvoirs publics c’est-à-dire par le Ministère de la Jeunesse et de l’Education Civique en corrélation avec l’Assemblée Nationale. Le réseau espérance jeune de l’AN a pour objectif précis de commencer à inculquer aux jeunes les notions de service public, les notions de service parlementaire, les notions de citoyenneté. C’est la raison pour laquelle, chaque année, ils mettent sur pied ce programme qui vise à inclure les jeunes dans les dynamiques de prise de décision afin que ces jeunes soient considérés comme les relais au niveau de leurs localité parce qu’ils sont sélectionnés à la base. 

En tant que député jeune, quel rôle avez-vous eu à jouer dans la compréhension du thème de la 57e édition de la fête nationale de la jeunesse ? 

Dans l’Assemblée Nationale, il y a 180 députés c’est la raison pour laquelle dans le parlement jeunesse il y a 180 députés jeunes qui correspondent au prorata des députés séniors, tel que voulu par la constitution de la République du Cameroun. Je dirai donc que ce sont des jeunes dont la mission est d’interagir entre les pouvoirs publics et leurs homologues jeunes dans le sens de la promotion des valeurs citoyennes de paix, de santé d’économie et d’entreprenariat. Et la liste est loin d’être exhaustive. Leur implication dans la facilitation de la compréhension du thème qui a été choisi dans le cadre de la 57e édition de la fête nationale de la jeunesse se révèle important dans la mesure où ils sont appelés à être des facilitateurs dans le réarmement moral, entrepreneurial et civique des autres jeunes.

Pour conclure, avez-vous une artillerie morale capable ?

Lorsqu’on entrait au parlement le 7 février dernier, nous avions eu droit à deux jours de formation intense qui nous ont armées mentalement et qui nous permettent nous aussi d’aller former d’autres jeunes.

Une sorte de Prométhée des temps modernes ? 

(Rire !) Effectivement ! Parce qu’on constate que les jeunes n’ont plus de repère. Un jeune aujourd’hui ne sait plus ce que c’est que l’Etat, la définition d’un drapeau national. En fait, tout le monde a perdu les repères, y compris les grandes personnes. Nous qui avions subi une formation de deux à trois jours constituons des relais non seulement pour l’administration mais également en tant que « formateurs des formateurs », nous sommes plus que jamais appelés à former d’autres jeunes dans ce réarmement moral et civique gage d’un Cameroun uni et prospère.

Pour sortir définitivement monsieur Effa, comment devient-on jeune parlementaire ?

Le ministère de la jeunesse et de l’éducation civique (Minjec) en collaboration avec l’Assemblée Nationale (AN), notamment le réseau espérance jeunesse de l’AN organise chaque année le parlement jeunesse, qui est une initiative républicaine qui vise à sélectionner 180 jeunes qui vont représenter leurs autres pairs jeunes au parlement jeunesse. C’est par sélection que sont recruté les membres du parlement jeunesse suivant la configuration de l’AN. Le Minjec lance le recrutement sur étude de dossier et puis il y a une commission préfectorale qui y siège (le préfet, le délégué départemental de la jeunesse, le Conseil National de la Jeunesse départementale et le député titulaire). Ces personnalités siègent pour étudier les dossiers des candidats. Au terme de ce processus, un seul jeune est retenu pour siéger au parlement jeunesse pour l’année en cours ».  

Propos recueillis par E. Bertrand Minfouma 

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